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Test de Rustler sur Switch

Un GTA-Like dans l’univers du Moyen-Age en vue de dessus proche des premiers Grand Theft Auto.

Nous voici plongés dans un univers complètement barré en compagnie de Guy, un jeune chauve qui n’a peur de rien. Rustler nous propose un héros qui n’en est pas vraiment un. Le ton est d’ailleurs mis dès le début du jeu où vous allez enchainer les quêtes et prouver votre supériorité envers vos ennemis, à coup de droite, d’épée, de lance, de faux, d’arbalète et bien plus encore. La preuve en image ci-dessous où il vous est possible de combattre avec une faux telle la mort.

Combattre avec une faux, ça vous tente ?

Si vous avez connu les premiers Grand Theft Auto, notamment les deux premiers, Rustler s’en inspire notamment par le style de jeu et la vue proposée, dans un monde médiéval un peu particulier (vous le verrez par vous-même), avec bien sûr sa dose d’humour, de grossièreté et de violence. Petit à petit, en suivant les quêtes principales et secondaires du jeu, la carte du jeu s’agrandira et vous permettra de vous promener comme bon vous semble dans ce monde ouvert. Plus vous avancerez, plus le jeu vous proposera plusieurs quêtes annexes en parallèle, de quoi vous laissez le choix lors de votre aventure. En parallèle des quêtes annexes, des défis sont également disponibles. Si vous avez envie de montrer qui est le patron lors d’une course de cheval, c’est tout à fait possible par exemple.

Vous l’avez donc compris, il est donc possible d’avancer comme bon vous semble et à votre rythme. Que ce soit à pied ou à cheval, une jauge d’endurance est disponible et se consommera au fur et à mesure de votre promenade lorsque vous déciderez de courir. Autre caractéristique se rapprochant de GTA, lorsque vous faites des infractions, un niveau de délinquance est disponible. Plus celui-ci est élevé, plus la police sera conséquente et vous donnera du fil à retordre. Pour faire réduire ce niveau d’alerte, il suffira d’essayer de les semer, d’aller dans des forêts ou encore d’arracher des avis de recherche.

En face de tout ça, à force de réaliser des quêtes, vous gagnez des points de compétence et vous pouvez ainsi débloquer et améliorer des compétences (amélioration de la santé, augmentation du nombre de minutions, récupération d’objets en restant à cheval, etc.). Cette fonctionnalité permet d’ajouter une notion de RPG. Si jamais vous êtes dans une impasse, il est possible de réinitialiser une compétence et ainsi de récupérer les points de compétence associés moyennant des pièces d’or. Attention, lorsque vous êtes condamné, vous vous retrouvez au dernier checkpoint avec des sous en moins. La difficulté du jeu est en effet par moment mal dosé et vous demandera de recommencer une mission au dernier checkpoint et ainsi refaire une bonne partie de la mission (checkpoints intermédiaires par moment manquants).

7 / 10

Globalement, Rustler reste un jeu très sympatique dans l’ensemble malgré des quêtes assez répétitives et une difficulté mal jaugée. Le fait que les personnages ne parlent pas et réalisent plutôt des bruits plus ou moins étranges n’est pas rebutant mais peu être gênant à la longue. Le fait que le jeu vous propose un monde ouvert est forcément un plus. Le côté RPG avec la notion de compétences est bien pensée. La durée de vie n’est pas gigantesque est loin d’un GTA mais vu le prix, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Rustler est donc quand même une bonne surprise et nous ne serions pas contre un nouvel épisode avec ces quelques corrections.